CW nous a régalé de son Americana roots qui gavait son premier album « Gone » (l’avez acheté j’espère, sinon !!!), un mélange de halt country, de rock et de blues bien rugueux, bien burné, une bonne dose de pétage de savate qu’on vient juste de s’en remettre et v’lan, sans pitié, il t’en recolle une autre de rondelle en pleine tranche, directe dans les feuilles, sans même jeter un regard aux arpions sanguinolents le bougre….. On aurait pu, prévenu quand même qu’on était, se le laisser mûrir, laisser la nature réparer les dégâts, hé bien que dalle, total maso on se l’est nourriné dès réception et là divine surprise, l’a fait moins violent le gars, moins énervé, beaucoup plus Delta Blues, sans que cela nuise à la qualité de sa musique, sans que cela retire une once de son originalité , sans que le panard se fige dans une immobilité de mauvais aloi, non bouge mais plus dans le délicat.
CW a pas mal sillonné les scènes roots, style le Deep Blues Festival, des scènes où sévit la crème des « One man band », comme l’est pas idiot ni manchot, il s’est imprégné, nourri de toutes ces rencontres et expériences qui, mixées aux siennes propres, lui ont donné l’envie de s’atteler à l’écriture d’une nouvelle série de tunes sous le contrôle averti de sa petite fille.
Il en est ressorti une pièce magistrale de dix superbes tunes sur lesquelles les mélodies se font délice, des mélodies qui ont conservé le coté sauvage du premier album, à la différence qu’il est, signe de maturité chez notre songwriter favori, juste sous contrôle, total maîtrisé, laissant place à l’émotion et à une grande musicalité aux sonorités bluesy.
CW est un passionné à la sensibilité à la fleur de peau, deux albums lui ont suffi à se faire un nom et une renommée dans le monde des Hommes orchestres, n’est ce pas suffisant pour vous coller l’envie de « chair de pouliser » en dégustant une musique totale naturelle, sortie tout droit de l’âme et du cœur d’un jeune artiste qui n’a pas fini de nous gâter.