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Twelve Hours

Twelve Hours
  • Nuno Mindelis
  • 2004
  • Beast Music
  • 3
  • Indisponible
Né il y a 46 ans en Angola, Nuno Mindelis est un infatigable voyageur. Il s'installe au Canada, puis au Brésil où il enregistre son premier album en 1991. Pour son second album l'année suivante, il est rejoint par Larry McCray et... Jean-Jacques Milteau. Il se frotte aux bluesmen américains quand il commence à jouer au club Antone's d'Austin au Texas: Guy Forsyte, Junior Wells, Clarence Brown... et enregistre avec Double Trouble en 1995. Il est élu meilleur guitariste de Blues 1998 par Guitar Player Magazine. Après un nouvel album en 1999, Nuno sort cet opus chez Beast Music qui arrive jusqu'à nous... C'est avec un jeu de guitare rapide, flamboyant, rappelant volontiers Melvin Taylor que le bougre nous accueille dès le shuffle (rappelant "I'm ready") "You better believe it", l'un des 2 titres de Paul Orta qui émaille ce 11 titres, les 9 autres étant des compositions. On revient à un Blues plus traditionnel avec "Shake it", de Paul Orta, jusqu'à ce que le solo tout en wah-wah, juteux et ficelé comme un rôti, jaillisse des hauts-parleurs. Sur les pas de SRV, "Dizzy slow Blues" montre l'étendue du talent du bonhomme à la six cordes. Un autre Blues lent comme "Dana's song", plus intimiste, (rappelle même "Riviera paradise"...) Dans "I can't quit singing the Blues", c'est bizarrement à John Mayall que je pense! On sent également l'influence de gens comme Larry McCray, Troy Turner ou Melvin Taylor à travers d'autres compos très funk comme "Stormy minded man". Très Soul, "Crawlin' back" permet des nappes d'orgues signées Flavio Naves. Les autres accompagnateurs Andreï Ivanovic à la basse et Richard Montaño à la batterie assurent honnêtement, et l'harmoniciste Thiago "James" Cerveira fait son boulot sur la seule seconde plage. "Twelve hours", qui donne son nom au recueil, démarre tranquillement sur un tempo lent-medium et la guitare est moins saturée que par ailleurs. Malgré tout, les solos un peu trop téléphonés ne témoignent pas à mon sens d'une grande inventivité: ils sont tellement nombreux à jouer ainsi! Nuno tâte aussi de l'acoustique dans "Chica & Sharah loops", un très court instrumental-démonstration... pour le remplissage."Twelve hours", c'est 53 minutes de bonne musique, souvent de bon goût dans l'interprétation, mais tellement stéréotypée qu'on se demande s'il cherche toujours son propre son ou si ce qu'il fait lui convient déjà. Je cherche encore vainement le "déclic" qui fait la différence...

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